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LE NARCISSE NOIR-1947-
Nationalité : Grande-Bretagne
Titre VO : Black narcissus
Durée : 1h40
Date de sortie en France : 13/07/1948
Genre : MÉLODRAME
Themes
Représentant(e)s du culte
- cinéma britannique -
Singes
- cinéma britannique -
Scénario et Dialogues : Michael POWELL et Emeric PRESSBURGER
Inspiration : D'après un roman de Rumer GODDEN
Prise de vues : Jack CARDIFF
Musique : Brian EASDALE
Distributeur : Rank / Victory Films
Visa d'exp. : 7602
Résumé
Une petite communauté de religieuses, dirigée par soeur Clodagh, vient s'installer près du village de Mopu, au pied de la chaîne himalayenne pour y fonder un dispensaire et une école, dans une ancienne maison de plaisirs. L'atmosphère envoûtante des lieux crée bien des tensions dans le dispensaire parmi les novices et la présence du représentant britannique, Mister Dean, n'arrange en rien les choses. L'exacerbation des sentiments, du passé, du refoulement, va provoquer un ultime drame.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 18/20
Splendide et magnifique mélodrame !
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
inconnu(e)
A mon sens le chef-d'oeuvre de Michael Powell et l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma.La photographie du chef-opérateur, Jack Cardiff, est d'une beauté à couper le souffle, son utilisation de la lumière et son exploitation des décors tout simplement prodigieuse et très moderne pour un film de 1947.Certains plans resteront graver à jamais dans l'imaginaire du cinéphile, tels ceux de Deborah Kerr ouvrant les portes du dispensaire sous le vent himalayen pour aller sonner la cloche, ou encore ceux de Kathleen Byron, littéralement possédée par la puissance du lieu, et qui nous vaut une séquence d'anthologie vers la fin du film.A montrer dans toutes les écoles de cinéma, au risque de décourager les apprentis chefs-opérateurs !
Certaines images de cet opus sensuel et procédurier sont d'un esthétisme magnifique. Des couleurs grandioses sur un site isolé, froid et venteux, domicile temporaire de toute une évacuation sensorielle impossible à comprimer, malgré la parole donnée.Être religieuse et investie ne peut empêcher un esprit d'endormir un sensitif virulent.L'isolement et l'attrait de la mission s'évapore vite devant un besoin d'exister, basé sur la dominance, la jalousie, la volupté et la convoitise.Un film étrange et surprenant sur la solitude, mère d'un désir menant vers la folie ou la réminiscence des souvenirs des esprits privés d'indépendances pensives.Le rejet ou l'énorme difficulté de porter un uniforme d'éthique consumant par ses contraintes toutes les passions interdites.
Note : 18/20
Découvert en avril 2011. Ainsi donc, des nonnes vont ouvrir un dispensaire dans un ancien harem. La voix doucereuse de l'agent anglais, seul interlocuteur autochtone déjà sur place, se fait entendre, alors que chacun s'arrête sur la beauté virginale de la Soeur Clodagh... Entièrement tourné en studio ? On est véritablement parachuté sur les hauteurs himalayennes. Illusion totale malgré la date du film : 1947 ! Des couleurs tout droit sorties d'une palette de peintre, l'austère bâtisse très haut perchée, et son à pic au ras duquel on va sonner la cloche, un poste bien vertigineux, plus vrai que nature... Surtout que tout en bas, dans la vallée, on a compris qu'il y a comme un vestige des frasques d'antan, ce Dean, en short bien décontracté, ça va lui démanger de taquiner ces prudes dames à sa merci ! Comme manière d'installer chaque élément du puzzle, vient à l'esprit "Le Fleuve" de Jean Renoir (même auteure-scénariste). Sur le fond, on dirait un érotique de l'amour courtois... Ces malheureuses loin de leurs racines forcée à appeler au secours le seul Tarzan de service, voilà qui crée un étau d'où peut émerger n'importe quoi... En contrepoint, semble veiller sur elles comme sur tout le reste, un genre de Buddha décharné. Ces dames abattent un travail toujours plus harassant, chacune sa spécialité, autour de la chef de mission, Clodagh qu'on sent solide, Ruth,la fragile (ou caractérielle) restant l'obstacle principal. Beaucoup moins pieux qu'il n'y paraît ! Il s'agit bien davantage d'une pertinente description des différentes facettes féminines lors d'une fréquentation rendue obligatoire avec le sexe opposé. A déplorer la torture que la bande-son inflige par moments aux tympans. A retenir l'extrême élégance des derniers plans qui, par identification, peuvent consoler d'être une femme !