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TATARAK-2008-
Nationalité : Pologne
Titre VO : Tatarak
Durée : 1h25
Date de sortie en France : 17/02/2010
Themes
Milieu du cinéma
- cinéma polonais -
Milieu médical
- cinéma polonais -
Réalisation : Andrzej WAJDA
Scénario : Andrzej WAJDA
Inspiration : D'après une nouvelle de Sandor MARAI et un écrit de Jaroslaw Iwaszkiewicz
Prise de vues : Pawel EDELMAN
Musique : Pawel MYKIETYN
Nota
Le titre du film est le nom polonais donné aux joncs.
Distributeur : Films du Losange
Visa d'exp. : 125249
Résumé
Dans une anonyme chambre d'hôtel, une femme vient de se réveiller brusquement, au sortir d'un spasme ou d'un cauchemar. C'est l'actrice Krystyna Janda qui, sans jamais s'adresser à la caméra, va parler de son compagnon "Edward Klosinski" éminent chef-opérateur polonais, qui a travaillé pour les plus grands (Kieslowski, Von Trier, Wajda, Zanussi) et qui est décédé d'un cancer du poumon. Elle évoque le report d'un tournage, à cause des nécessaires séances de chimiothérapie, les difficultés pour marcher, les derniers instants, dans un long monologue atone, au désarroi contenu et à l'évanescente et persistante fragilité...
Epouse d'un médecin polonais, Marta ne sait pas encore qu'elle est condamnée par une maladie incurable et se vit insouciante et sereine, dans le souvenir chambré de ses deux fils morts durant l'insurrection de Varsovie. Elle croise et invite un jeune homme des environs, le confondant Bogus, toujours en perpétuelle bisbille avec sa petite amie étudiante, à une baignade qui va s'avérer hautement dramatique...
Le personnage féminin de Marta est interprété par Krystyna Janda et nous sommes placés lors de la dramaturgie finale, devant l'évidence du tournage d'un film, d'une noyade fictionnelle qui réveille et alimente pour l'actrice le souvenir douloureux de la perte de son compagnon, dans un entrelacs d'égarements et de bouleversements remontant du fond du coeur et de la mémoire, avec l'obsédante odeur des joncs écrasés qui évoque l'indicible et clairvoyant arôme de la pourriture et de la mort.
Critique
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 15/20
Une oeuvre testamentaire qui fait songer au dernier opus de John Huston, d'une farouche pudeur et d'un récurrent leitmotiv funèbre, qui peut s'appréhender à tort comme une construction intellectuelle dénuée d'émotion et qui n'est peut-être qu'une ultime parade face à la honte d'être (encore) vivants.
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