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LA GRANDE ILLUSION-1937-
Nationalité : France
Durée : 1h55
Date de sortie en France : 09/06/1937
Réalisation : Jean RENOIR
Assistance à la Réalisation : Jacques BECKER
Récompenses
Primé au festival de Venise 1937 .....
Nota
Le film fut remonté en 1958
Distributeur : Les Acacias
Visa d'exp. : 3971
Résumé
L'estime réciproque entre un officier français prisonnier et son "geôlier", un aristocrate allemand, le capitaine von Rauffenstein, durant la Première Guerre Mondiale.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 18/20
Un éternel et inestimable chef-d'oeuvre du cinéma français qui eut l'étonnant privilège d'être le seul film français classé parmi les douze meilleurs films du monde, liste établie à Bruxelles en 1958 par les plus hautes sommités du 7ème Art de l'époque.
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
inconnu(e)
Il est indéniable que "La Grande Illusion" est une œuvre majeure, splendide poème tragicomique, d'un profond humanisme (qui gêna à l'époque). En 1937, Renoir (et son scénariste-dialoguiste Charles Spaak) fait preuve d'une grande audace dans les relations humaines de ses personnages. Un camp de prisonniers où les geôliers se montrent hospitaliers, l'absence délibérée de problèmes raciaux (jusqu'à la séquence où Maréchal, par colère et par désespoir, dit qu'il n'a jamais pu blairer les Juifs à Rosenthal, avant de se reprendre), les valeurs d'une aristocratie qui se meurt et la peinture remarquable des différences de classe sociale. C'est un film réellement admirable.La profondeur psychologique ne serait pas grand chose sans la beauté de la mise en scène. Rien que le début donne la preuve que l'écriture cinématographique n'est pas une expression abstraite. En effet, au début du film, nous voyons un disque, émanant la chanson populaire française "Frou-Frou', puis il y a un panoramique sur Jean Gabin fredonnant. Puis nous voyons des gens boire un coup, présentation des personnages principaux et la séquence se termine par un cadre sur une affiche guerrière bien de chez nous. Ellipse. Nous sommes du côté allemand, la séquence commence par une affiche guerrière allemande, on présente les prisonniers français Maréchal et Boïeldieu, escortés par le commandant Rauffenstein, puis les personnages se mettent à table et vient après une chanson victorieuse allemande. Ce début se révèle être donc un véritable chiasme cinématographique. Un chiasme est une figure de style, utilisée souvent en poésie, qui consiste à mettre des rimes dans la position suivante : a-b-b-a. Le a serait la chanson, le b l'affiche. Or dans la construction et le montage narratif, nous avons, pour récapituler, du côté français la musique (le a) puis on termine sur l'affiche (b), puis le côté allemand avec la séquence qui commence sur l'affiche (le b) pour terminer sur une chanson (le a).Voilà preuve irréfutable que le cinéma est un art et que Renoir est un Maître !Et il ne faut pas que j'oublie d'écrire que les comédiens sont extraordinaires.
Bibliographie