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JEREMIAH JOHNSON-1972-
Nationalité : États-Unis
Titre VO : Jeremiah Johnson
Durée : 1h50
Date de sortie en France : 15/09/1972
Genre : AVENTURES
Theme
Réalisation : Sydney POLLACK
Inspiration
Prise de vues : Duke CALLAGHAN
Musique : John RUBINSTEIN
Distributeur : Warner - Columbia
Visa d'exp. : 39978
Résumé
Jeremiah Johnson quitte le monde civilisé pour s'enfoncer dans les impénétrables Montagnes Rocheuses afin de mener une vie plus proche de la nature. L'histoire du film se déroule dans les années 1850 et nous raconte la lente et difficile adaptation d'un homme au milieu hostile de cette sauvage contrée.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 16/20
Tourné à l'époque du grand frémissement écologique et du pseudo épanouissement dans le retour à la nature, cette oeuvre reste hautement remarquable et d'une beauté constante. Sydney Pollack est égal à lui-même.
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
inconnu(e)
Un film où la vie est présente dans l'absence de civilisation. L'homme prend un sens, dans un autre temps, la montagne sauvage et austère lui préserve sa vérité .
"Ce que tu as appris en bas, ne te servira à rien par ici". Les premiers pas de pèlerin en pleine nature, malgré un choix délibéré, sont laborieux, l'accueil est glacial, les premières pêches médiocres, le mépris du regard indien devant tant de maladresses, est une condition impérative à s'améliorer, afin d'être accepté. Une offrande congelée, tombée du ciel, assure gibier et pitance, un grizzly est livré à domicile, des Indiens font le signe de croix et parlent la langue de Molière devant un crucifix anachronique.Un assistanat improvisée projette ce nouveau venu dans une vigueur protectrice, la veuve et l'orphelin est un concept universel, pour en assurer la survie, il faut être conditionné physiquement, avoir la parole brève tout en veillant sur son cuir chevelu susceptible d'être scalpé à chaque instant.Les rencontres fonctionnent par cycles. "Toujours en vie ?" sont les premiers mots des retrouvailles. Les propos délivrés à cheval, face à l'horizon, sont somptueusement improvisés par la transcendance.C'est presque un miracle de survivre, dans une telle fragilité extrême d'acquis menacés, les profanations de cimetières de corbeaux se paient cher et en temps réel, les loups affamés surgissent de nulle part et entaillent les chairs, pour s'en sortir, il faut renvoyer la force à la force par un cri à l'image d'un fauve aux dents acérés."Jeremiah Johnson" est l'initiation d'un parcours de comportements dictés par des lois naturelles, il faut chasser, pactiser avec un maître expérimenté des lieux, assurer sa pitance, se chauffer et surtout ne pas mourir.La violence urbaine est échangée contre une violence naturelle instinctive, régit par la faim, pèlerin envahi par la majesté des Montagnes Rocheuses, ne peut hélas, se contenter de cette seule image, il faut gérer la soudaineté des évènements, en s'adaptant à une nature imprévisible.En ces débuts d'années soixante-dix, le courant écolo donne un second souffle au mouvement hippy, communier avec la nature, en acceptant sa puissance et sa dépendance, est un courant attirant bypassant une vie terne, programmée en usine ou en Z.U.P. Les extases et les devoirs font leurs bagages en s'exécutant sous les boisages et sur les cours d'eaux.Rien n'est offert, tout se gagne, on obtient ce que l'on convoite par l'expérience acquise en solitaire et en mouvement constant, il est impossible de se poser sur une faune rythmée par une réaction intuitive liée aux saisons.Pèlerin, tout en restant homme devient un jaguar migrant à l'œil perçant.
Bibliographie