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LES HONNEURS DE LA GUERRE-1960-
Nationalité : France
Durée : 1h25
Date de sortie en France : 23/07/1962
Genre : DRAME
Réalisation : Jean DEWEVER
Scénario et Dialogues : Jean-Charles TACCHELLA et Jean DEWEVER
Prise de vues : Ghislain CLOQUET et Georges LEVY
Nota
Le film eut indirectement des problèmes avec la censure
(sortie en plein mois de juillet, après deux années au placard)
Distributeur : Fernand Rivers
Visa d'exp. : 24307
Résumé
Nanteuil, coquet village de la Marne durant l'été 1944, est encore occupé par une petite escouade de soldats allemands fort démobilisés par une défaite qui se précise et s'annonce comme imminente. Alors que quelques résistants ont trouvé discrètement refuge dans l'église locale, à une dizaine de kilomètres de là, au petit bourg de Muzières, on se prépare déjà à fêter la libération proche. Une joyeuse et débonnaire partie de campagne, fort bruyante et arrosée, sous un soleil radieux et d'agréables perspectives d'une paix enfin durable. Néanmoins, quelques habitants décident de se rendre au village pour suivre la reddition teutonne qui devrait s'opérer officiellement à cinq heures sonnantes. Mais l'arrivée, entre temps, d'un intransigeant capitaine allemand, qui remet en cause les accords passés entre le maire de Nanteuil et les soldats, va finalement provoquer un ultime et stupide affrontement.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 15/20
Une oeuvre rare et bienvenue, dénonçant avec précision et tranquillité, l'absurdité de la guerre et des conflits de toutes sortes, au détriment d'une saine joie de vivre, épicurienne et nonchalante. On comprend fort bien que les tartuffes gallonnés et les ganaches médaillés de nos sombres casernes aient pu vitupérer devant un tel discours hédoniste et pacifiste, les mettant magnifiquement au rebut et au chômage.
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
"Les généraux meurent centenaires et moi je n'ai que vingt trois ans" L'Allemand, au bord de la désertion, est amaigri, avachi, malade, abandonné, hirsute, privé de chefs, usé par le conflit, traqué par le franc tireur. La soupe de plus en plus liquide se consomme collectivement dans un même grade à l'aide des réconforts d'un souvenir. L'occupé joue au billard, ripaille sur des tables bien garnies, flirte au bord de l'eau, offre la ritournelle au dessert. Ses journées semblent récupérées par l'insouciance et la distance envers un conflit dans lequel on s'investit mollement et surtout tardivement.Ces partisans aux physionomies ventripotentes casquées, munis de fusils, planquées dans les arbres, scrutant à distance respectable un danger potentiel, activent des actions d'opérettes protectrices argumentées par des récits souvenirs d'investissements non vérifiables.La sanction est dure, cinglante, scandée dans sa propre langue par une détermination combative plus musclée."Des gueules comme ça c'est le procès du suffrage universel".Interdit de petit écran, censuré pendant deux ans par le pouvoir gaulliste, "Les honneurs de la guerre" montre un occupant honorable, se retirant presque comme un prince d'un territoire qu'il ne contrôle plus, unis dans la défaite, tapant dans ses mains à l'écoute d'un air folklorique représentatif d'un pays trop longtemps déserté, il acquiert un esprit solidaire sous marinier en surface dans un climat de guerre et de paix en suspend.Le résistant hôte des lieux en permanence est en revanche plus opérationnel dans la partie de campagne que dans l'action militaire loin des sacrifices nécessaires exigés en ces temps d'investissements indispensables.La terrine et la gaudriole l'emportent sur le courage. La peur de mourir pour la cause se distille dans le tourbillon du banquet.La grande interrogation de ce film courageux est à l'image de cette phrase au combien porteuse de faits historiques contestés sauvés par l'embellie."Quand la réalité est au dessous de la légende, on publie la légende".Le résistant dans sa globalité mythe ou réalité ? L'homme reste homme avant tout.
Bibliographie