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J'AI ENGAGÉ UN TUEUR-1990-
Nationalité : Finlande
Titre VO : I hired a contract killer
Durée : 1h20
Date de sortie en France : 09/01/1991
Themes
Suicide
- cinéma finlandais -
Distributeur : Pyramide
Visa d'exp. : 75319
Résumé
Henri Boulanger, un Français travaillant depuis des années en Grande-Bretagne, vient d'être licencié pour motifs économiques. Désespéré, il va essayé (vainement) de se suicider et devant l'échec de ses tentatives, s'adresse à une officine louche pour engager un tueur à gages qui devra l'abattre. Mais un premier verre de whisky et la rencontre d'une superbe blonde, vont lui redonner goût à la vie.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 14/20
Le plaisir de retrouver Jean-Pierre Léaud dans une oeuvre "minimaliste" et mortellement décontractée, une marque de fabrique du nordique cinéaste !
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Léaud n'est pas engagé ici à contre-emploi. Aki Kaurismaki joue à fond sur son image de douleur silencieuse et obstinée. Rigoureusement. Mais c'est justement là où le film pêche par excès de complaisance : le terrain est par trop balisé, et tout se déroule alors sans grande surprise. Ce qu'il manque au nouveau film d'Aki Kaurismaki, c'est cet émerveillement noir qui faisait le charme des précédents. Aki serait-il mûr pour un changement de registre ?
Quelque part dans le Londres des années 50, un homme et sa solitude, comme dans toute autre ville, comme tout autre homme ... Une fois encore, dans la ligne de "La fille aux allumettes", Ari Karismaki nous envoûte dans une histoire à la fois aussi universelle que singulière ... Petites histoires des mille formes de la détresse humaine. Une fois encore, point de trame trouble, mouvementée et à suspens. Un homme subit la vie qui n'est que mort en sursis. Ghetto du travail, des repas, de l'affectivité. Alors que la vie doit s'achever, elle prend alors goût et saveur, de fait, la situation se noie dans un ridicule frôlant le risible... Mais heureusement, la mort frappe celui qui la vendait. Un Jean-Pierre Léaud fatigué, de retour sur nos grands écrans, incarne à la perfection son personnage nihiliste. Enfin, un film lent, trop lent, et léger sur le fond. De fait, il ne reste que l'atmosphère.. qui a son charme. Un rapprochement s'impose avec le camarade Robert Bresson sur ce point ; l'importance de la photographie, les dialogues épurés et le refus d'exprimer la moindre émotion, la passion... bref, un tableau plus qu'un film .....
Bibliographie