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LACENAIRE-1990-
Nationalité : France
Durée : 2h05
Date de sortie en France : 19/12/1990
Themes
Pirates
- cinéma français -
Réalisation : Francis GIROD
Prise de vues : Bruno DE KEYZER
Produit par Ariel ZEITOUN
Montage : Geneviève WINDING
Distributeur : UGC
Visa d'exp. : 71588
Résumé
L'incroyable existence de l'étonnant Pierre-François Lacenaire, assassin-justicier qui fut condamné à l'âge de trente-six ans, à la guillotine. Sur le principe du flash-back, notre "héros" qui reçoit dans sa cellule, peu de temps avant sa mort, moult personnages fort divers (un abbé, une princesse hongroise, le chef de la Sureté, un journaliste-écrivain) raconte sa vie, son adolescence, les motivations de ses crimes.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Une oeuvre honnête, sans plus, surtout intéressante pour la prestation des principaux acteurs et le biopic narré par son histoire.
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
La peine de mort existe encore au cinéma, mais le couperet tombe souvent sur des films qui ne le méritent pas. Ce "Lacenaire", en revanche, aurait amplement mérité de la guillotine. Francis Girod confirme ici ses piètres dispositions de réalisateur et ses non moins piètres talents de directeur d'acteurs. Tout ici sonne faux et creux, tout est lamentable. On en sort accablé, pour Lacenaire, (paix à son âme) autant que pour le pauvre Daniel Auteuil et pour le cinéma français (qui heureusement ne manque pas de meilleurs serviteurs). A fuir absolument.
Ce personnage légèrement ébauché dans "Les enfants du paradis" méritait bien une étude particulière. Auto suicidaire, ce lettré extravagant et imprévisible désire quitter de manière flamboyante un monde dominé par la rudesse parentale et la dominance des prêtres. Le vol, le plaisir et le meurtre sont les garants d’une guillotine patiente. L’homme s’en délecte à l’avance. Le rendez-vous avec la grande faucheuse est ardemment désiré, presque jouissif, pour un personnage évoluant sans retenue dans un contexte rejeté.Puisque ce monde n’est pas accepté, il faut en abuser à outrance, par les coups, le pistolet, les bons mots et les corps féminins basculés ironiquement. Le malandrin reçoit galamment, ripaille en cellule, offre son visage au moule. Séduit l’assistance par une rhétorique enflammée.Un refus d’intégration devient l’envolée d’une anarchie assouvie goulûment, par un prince débauché, sanguinaire dénué de repères affectifs, alimentant la matière de sophistes charlatans.Lacenaire, contestataire épanoui, fait le procès de la perversité cachée de ses contemporains, en se grisant d’interdits. L’homme est introverti, mauvais, dissimulé dans des procédures moralistes, pingre, cachant sous la robe sacerdotale ou l'habit propre d'un grisonnant, la convoitise de jeunes chairs.Lacenaire dénonce, méprise, corrige aux poings les imperfections de ses semblables, en se dirigeant lentement vers la lame libératrice.Daniel Auteuil dispose enfin d’un grand rôle, qui n’est pas s’en rappeler l’itinéraire fou de Joseph Bouvier dans "Le juge et l’assassin".Un dénonciateur de temps moroses et corrompus hurle son isolement et son désespoir, par un parcours criminel.Lacenaire, hôte éphémère volontaire d’une terre rejetée, joue sa propre pièce de théâtre à l’aide de partenaires considérés comme les ingrédients d’une jouissance personnelle.
Bibliographie