Aucun résultat pour cette recherche
LA CAPTIVE DU DESERT-1989-
Nationalité : France
Durée : 1h35
Date de sortie en France : 14/05/1990
Genre : DRAME
Theme
Déserts
- cinéma français -
Réalisation : Raymond DEPARDON
Scénario : Raymond DEPARDON
Distributeur : Pari-Films
Visa d'exp. : 67139
Résumé
Inspirée du dramatique enlèvement de Françoise Claustre, l'histoire d'une jeune femme retenue prisonnière dans le fascinant désert du Tibesti par des rebelles. Cette séquestration fort pesante pour la jeune femme qui se sent humiliée dans sa condition de détenue, malgré un constant respect de ses ravisseurs, va peu à peu se transformer, via une connaissance de plus en plus aiguë du désert, de ses exigences et de ses mystères, en une forte attirance pour le chef du groupe de ses ravisseurs.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 15/20
Une oeuvre fort envoûtante, hors des normes traditionnelles d'un cinéma commercial, d'une grande fascination visuelle.
Ajouter Votre
Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
La "captive" de Depardon, sur le mode d'un quasi-documentaire, nous plonge dans un au-delà de nous mêmes et de notre conscience. D'emblée, nous sommes directement (par le décalage de culture, d'identité et de mémoire) concernés, d'emblée, nous sommes directement (par la force de l'image de Depardon) projetés dans cet espace étrange, lunaire, qu'est le désert, et d'emblée nous y sommes autant étrangers et nous en sommes autant prisonniers que la captive (personnage de fiction ou Sandrine Bonnaire-même ? ). Vision étrange, belle, hallucinante.
Note : 16/20
L'ensemble vaut surtout pour l'aspect pictural (assemblage des couleurs, petite robe rose saumon, très jolie couverture de nuit) et le fait qu'on voyage sans les inconvénients de la fournaise ! Des plans fixes, très larges, aux étonnantes couleurs, ces points minuscules se dessinant sur l'horizon et qui se rapprochent à vitesse réelle, la caravane en marche lente d'un bord à l'autre de l'écran, on situe bien les trois derniers qui nous intéressent... Bien sûr, on pense au cinéma asiatique. A noter aussi qu'on serait assez loin de ce qu'a vécu Françoise Claustre. Le cinéaste, grand reporter en Afrique, voulait transcender l'histoire de cette capture finalement très lâche, la rendre moins âpre qu'en réalité... L'interview de l'otage elle-même révèle une colère sourde pour tous ceux qui l'ont négligée avant l'avion de la délivrance... Quant à l'actrice Sandrine Bonnaire âgée de 22 ans à l'époque du tournage, elle dévoile (bonus au dvd) qu'elle a passé trois mois et demi loin des siens sans téléphone, occupée à beaucoup, mais vraiment beaucoup marcher, très peu dirigée. Avec tous ces états d'âme retransmis à l'image par Raymond Depardon. Une expérience grandiose, mais qu'elle serait incapable de renouveler... A déplorer : l'abondance de séquences vraiment très statiques, ou bien trop pauvres dans leur portée, par exemple ce chant à peine personnalisé "il était un petit navire" entonné de A à Z aux autochtones, alors qu'il existe tant de comptines moins galvaudées ! J'ai beaucoup goûté, en revanche la communication minimaliste que la captive entretient dans son rôle avec l'un des "gardes-du-corps" (ce dernier partagé entre une douceur bienveillante et la rudesse de sa mission, ces subtilités se sentent bien à l'image).
Bibliographie