
Achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n'augure aucune fortune.
À Pied d’œuvre raconte l'histoire vraie d'un photographe à succès qui abandonne tout pour se consacrer à l'écriture, et découvre la pauvreté.
Excellent film, très juste.
Je viens de le voir au festival Télérama au cinéma Star à Strasbourg ; la projection était suivie d'une séance de présentation et Q/R avec Franck Cortès, Valérie Donzelli et Bastien Bouillon.
La démarche de l'écrivain est passionnante et j'ai hâte de lire son récit. ça semble être en partie dans l'esprit de "Dans la dèche à Paris et Londres" de George Orwell transposé dans notre quotidien des travailleurs "uberisés" avec un ton proche de celui de Jean-Paul Dubois, pour son style et pour le panache et l'élégance désabusée de ses personnages écrivains. En tout cas, ce sont ces références qui me viennent à l'esprit après avoir vu ce film. Bastien Bouillon est vraiment impressionnant. Comme il l'a signalé à l'intervieweuse de Télérama, c'est un beau cadeau pour lui que ce film où il s'impose tout en douceur ; il a également fait remarquer qu'il avait bossé 7 ans comme "contrôleur" quand il galérait comme acteur débutant au cinéma Balzac, lieu de l'interview et que le co-scénariste Gilles Marchand était également celui de "La Nuit du 12" de Dominik Moll où il avait été découvert par le grand public. Un film décidément né sous une(de) bonne(s) étoile(s) !