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SERENADE À TROIS-1933-
Nationalité : États-Unis
Titre VO : Design for living
Durée : 1h30
Date de sortie en France : 23/02/1934
Genres : COMÉDIE / COMÉDIE
Réalisation : Ernst LUBITSCH
Inspiration : D'après la pièce de théâtre éponyme de Noël COWARD
Prise de vues : Victor MILNER
Musique : John LEIPOLD
Direction musicale : Nat W. FINSTON
Produit par Ernst LUBITSCH
Décors : Hans DREIER
Costumes : Travis BANTON
Distributeur : Paramount
Visa d'exp. : 40001
Résumé
Une jeune dessinatrice publicitaire éprouve de l'affection pour deux amis inséparables avec lesquels elle finira par cohabiter. En effet, c'est dans le train qui les conduit à Paris, que George Curtis, séduisant jeune peintre et Tom Chambers, affable auteur dramatique, font connaissance avec la ravissante Gilda Farrell. Deux coups de foudre à sens unique qui déchanteront au mariage de Gilda avec le dénommé Max Plunkett, un vieil ami. Mais tout finira par recommencer.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 18/20
Quel merveilleux petit bijou d'humour et de complicité !
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
Une comédie délicieuse et gentiment amorale. Et vous voyez l'adorable Miriam Hopkins (une certaine ressemblance avec Brigitte Fossey) exhorter ses deux prétendants : "No sex ! "... Le sexe, lui, est constamment présent, et les "non-dits" de l'adultère sont charmants (Gilda préparant le petit déjeuner pour deux, son mari absent, et Tom sortant de la chambre conjugale en tenue de soirée). Au-delà de ses réussites (notamment les dialogues et, of course, le jeu des acteurs) et de ses "faiblesses" (c'est quand même optimiste...), le film est superbement matriarcal il porte donc la quintessence de la psychologie américaine.
Note : 18/20
Déjà dans le train à compartiments du bon vieux temps, le trio est incroyablement relâché. Ils filent vers Paris, la ville de toutes les permissivités vue de l'étranger en 1932... La somnolence sans chichis, la prise de vue sur les pieds et une main, les dessins de la demoiselle, tout cela frôle l'alcôve et, comme d'habitude, la finesse du cinéaste amène la diversion indispensable. Après le mot d'ordre incroyable "no sex" entre les trois amis, se succèdent dans la gestuelle accompagnée d'ellipses attirances et remises en cause. Le tout agrémenté d'un ton léger, bien que s'y mêle la pauvreté des artistes, ces funambules que l'aristocratie rend vite corsetés. La muse passe de bras en bras, incapable de choisir et pourrait sembler délivrée par cet officiel mari la rendant à une vie convenable si le trio n'était aussi fidèle à lui-même... Et toujours l'éternel défilé de grandes portes quel que soit le milieu où la caméra balaie. Peut-être pas transcendant sur le fond. Très plaisant avec son sous-titrage bien lisible et aucune faiblesse sonore. A l'image, un beau noir et blanc restauré. Si le dialogue commence en français sur le mode léger, le french kiss de l'issue vaudra à ce film d'être censuré quelque temps par le code Hays en 1934.
Bibliographie