Critique de
JIPI
"L'Histoire se répète toujours deux fois: la première fois comme une tragédie ; la seconde fois comme une farce". Karl Marx
"Enemy" renaissance d'un cinéma lent et étiré, restaure un climat lancinant, venant menacer un blockbuster répétitif et lassant. Un peu de Goethe et de ses affinités électives accompagnés de plusieurs méandres aussi déstabilisantes que ténébreuses transportent dans des lenteurs d'écoles ce récit statique et irrégulier vers un retour inespéré. Un climat cinématographique enfin redevenu paisible. Un miroir interrogatif, déroutant, malmenant un cogito sur les nerfs, tentant d'analyser les quelques composants métaphysiques de ce labyrinthe ténébreux dont les bases principales sont la découverte d'un autre soi-même dont la visite déclenche perversités, dominances et possessions. L'esthétisme des images l'emportant sur un déroulé bien souvent au point mort, sans étincelles dont les neurones requises pour sa compréhension ne font que des prestations beaucoup trop réduites. Bref l'opus se traine trop longuement dans des investigations ennuyeuses, privés de virulences électriques.