Critique de
JIPI
Le code d'accès de ce huit clos assoupi en orbite autour d'une planète bleue perdant soudainement une à une toutes ses lumières n'est pas simple. Mais quelle révélation stupéfiante pour un esprit assidu, prêt à décrypter dans des efforts presque surhumains ces images plus que molles, faisant apparaitre l'ennui désespéré et hallucinatoire d'une conscience livrée à elle même, éloignée à jamais de toutes transactions avec ses semblables.Un climat ahurissant de lenteur dans un habitacle restreint et désordonné, dominé par le fait d'armes et le témoignage d'incertitude.Le tout s'insérant en alternance dans un circuit composé d'espoirs et d'abandons, déstabilisant un condamné à l'errance éternelle vers la conscience de soi, par la transcendance émotive.Une lumière atypique acquise dans l'espoir, les larmes et la sueur au dessus d'un corps céleste muet, plongé dans le noir éternel.Un opus magnifique, extrêmement touchant sur les convulsions d'un isolement et son labyrinthe antinomique, menant un être abandonné dans le dépassement de soi vers la conquête d'une terre inconnue.