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LES ENFANTS INVISIBLES-2010-
Nationalités : Australie / Grande-Bretagne
Titre VO : Oranges and sunshine
Durée : 1h45
Genre : DRAME
Themes
Orphelins
- cinéma britannique -
Emigration et immigration
- cinéma britannique -
Réalisation : Jim LOACH
Scénario : Rona MUNRO
Inspiration : D'après le roman Empty cradles de Margaret HUMPHREYS
Prise de vues : Denson BAKER
Musique : Lisa GERRARD
Résumé
L'incessant combat d'une assistante sociale qui après avoir dénoncé le scandaleux comportement du gouvernement britannique qui, entre 1930 et 1970, a envoyé des milliers d'enfants orphelins en Australie, a tenté de retrouver ces émigrés forcés et de leur permettre de retrouver leurs racines.
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Note : 19/20
Projeté en avant-première à l'Univerciné Britannique de Nantes en décembre 2011. Sortie officielle française prévue sous le titre "Les enfants invisibles" en principe... Jim Loach, en digne fils de son père, dévoile avec beaucoup d'application ce pan de l'histoire britannique aussi surprenant qu'odieux : 130 000 petits êtres de 5 à 13 ans envoyés au diable. La main en visière au soleil couchant de l'assistante sociale aux yeux lumineux invite symboliquement à s'attarder sur l'horizon marin... Ce qui frappe est l'absence de suivi du côté de Sa Majesté... Le non dit est assourdissant : des enfants sans appartenance précise ont été exilés par bateaux pour que leur masse not bankable ne soit plus une lourde dépense sans retour sur investissement. Aubaine que ce filon de 1930 à 1970 qui garantissait le rachat de ces petites âmes d'extraction problématique ! Les autorités auraient demandé pardon officiellement depuis pour avoir négligé de vérifier sur place (l'Australie en 2009 et la Grande-Bretagne en 2010), mais nul châtiment à l'horizon, pas plus d'indemnités si l'on se fie au film... Apparaît de façon criante l'utilité des boucs émissaires dans une société attachée à ce qui se voit... Sans doute faut-il se garder d'affubler tous les petits britanniques déplacés du même sort que les rescapés du bush australien tenus de rembourser leur séjour paradisiaque pour s'amender de leur condition bâtarde. En 1986, l'assistante sociale, mère elle-même et grâce à qui ce film voit le jour, devrait être décorée pour avoir défié les saints pères fouettards dans leur désert où crier est inutile. Quand la caméra se braque sur le repère en terre rouge, on mesure mieux l'inconscience collective, le refus d'admettre que sexualité et bestialité ont toujours accompagné l'esclavage des sans défense. Triste rétrospective, curieusement sans larmes puisque l'actrice Emily Watson pleure à notre place.