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LIFE DURING WARTIME-2009-
Nationalité : États-Unis
Titre VO : Life during wartime
Durée : 1h36
Date de sortie en France : 28/04/2010
Themes
Fantômes
- cinéma américain -
Juifs
- cinéma américain -
Inceste
- cinéma américain -
Relations fraternelles
- cinéma américain -
Adolescence
- cinéma américain -
Suicide
- cinéma américain -
Réalisation : Todd SOLONDZ
Scénario : Todd SOLONDZ
Prise de vues : Edward LACHMAN
Distributeur : Le Pacte
Visa d'exp. : 126029
Résumé
Apparemment rescapées du famélique "bonheur" solondzien, nous retrouvons, avec curiosité et délectation, les trois soeurs Jordan qui tentent de survivre, vaille que vaille, onze ans plus tard, à leur hébétude existentielle, claustrées et fossilisées à tout jamais dans leurs friables et dérisoires certitudes :
- l'évanescente et chétive Joy, en régressive déroute relationnelle, désormais en fugue et en fuite de l'insipide domicile conjugal, traversée de récurrentes hallucinations mortifères qui préfère, comme par hasard, donner une partie de son temps et de son intérêt aux criminels plutôt qu'aux victimes...
- la volubile et béate Trish dont l'époux purge une longue peine de prison pour pédophilie et qui souhaite refaire sa morne existence avec le ventripotent Harvey dont le fils développe une curieuse et prononcée obsession sinologue...
- l'hystérique et crispante Helen, travaillant comme scénariste dans le milieu huppé du cinéma, irréductible et narcissique prétentieuse qui affiche une égoïste et clinquante médiocrité comportementale...
Des adultes immatures et grotesques, en permanence au bord d'une morbide béance, parents d'une monstrueuse progéniture qui se shoote quotidiennement au lithium, prozac et autre tranxène, partageant les confidences érotiques de leur mère, en plein troubles orgasmiques, craignant une soudaine contagion homosexuelle par simple contact superficiel, anodin ou amical.
Critique
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 16/20
Continuant avec une extraordinaire sagacité son impitoyable narration d'un artefact de notre monde, en grande partie dégénéré et factice, traversé d'automates monstrueusement humains, à jamais effondrés dans leurs persistantes frustrations inamovibles et perverses, en quête maladive de rédemption et de pardon absolutoires, le metteur en scène tire à vue sur les illusoires faux-semblants de nos comportements et les chimères récursives de nos croyances, là où les amants morts viennent hanter des fantômes vivants, tels les ombres trompeuses et trompées de la caverne platonicienne ou de l'écran révélateur d'une salle de cinéma...
>>> A noter une stupéfiante composition de Charlotte Rampling, impériale et terrible, durant une courte mais inoubliable séquence qui frise la performance absolue, tant par le malaise insidieux qui s'en dégage que par la dramatique réalité qu'elle induit délibérément, avec une ahurissante conviction.
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