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LA FIEVRE DE L'OR-2008-
Nationalité : France
Durée : 1h35
Date de sortie en France : 15/10/2008
Genre : DOCUMENTAIRE
Theme
Réalisation : Olivier WEBER
Scénario : Olivier WEBER
Prise de vues : Olivier CHAMBON
Produit par Sylvain Bursztejn
Visa d'exp. : 116853
Résumé
Au Brésil, au Surinam, en Guyane et plus spécifiquement dans l'immense forêt amazonienne...
Après la mythique ruée vers l'or de la Californie, fin du 19e siècle, la nouvelle fébrilité aurifère s'est déplacée en Amazonie. Première conséquence visible : une folle déforestation quotidienne laissant d'immenses crevasses et travées à ciel ouvert, désormais totalement inexploitables (une surface égale à 700 terrains de football / an). Beaucoup plus grave, l'utilisation du mercure dans l'orpaillage artisanal. En effet, une des fonctions du mercure est d'amalgamer l'or, l'argent et quelques autres métaux et de permettre ainsi de récupérer les précieux métaux souvent invisibles à l'oeil nu. Ce qui entraîne inévitablement une pollution rapide et profonde des eaux environnantes et de tous les écosystèmes présents. Et comme la plus grande partie de l'alimentation des populations autochtones, essentiellement amérindiennes, est le poisson, l'homme est victime de la haute toxicité de ce métal, sous toutes ses formes organiques et pour tous ses états chimiques. Que ce soit donc à Mariposoula ou dans les mines d'Auplata (Guyane française) à Lawa Tabiki (Surinam) ou à Oiaquope (frontière brésilienne) le problème crucial reste identique et toujours aussi dramatiquement minoré par les instances nationales.
Critique
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 10/20
S'il est positif et vraiment impératif de stigmatiser la dramatique et délétère situation sanitaire actuelle, menant à une forme de génocide au mercure voilé, il aurait fallu aussi dénoncer l'incurie administrative et politique générale qui permet et maintient le système en place. En ce qui concerne l'effet de la toxicité du mercure sur l'homme et son environnement, on se contente de quelques vagues allusions sans référer à aucune certification épidémiologique sérieuse réalisée pourtant par maints organismes de santé officiels. Mais par contre, on se complait à filmer en long et en large des pasteurs prédicateurs dans leurs verbiages, d'interviewer quelques prostitutées en mal de clients ou de pays et de noter l'existence d'une solide infrastructure clandestine dans le trafic aurifère. Autant revoir l'étonnant documentaire de Noriaki Tsuchimoto : "Minimata" qui sur un sujet proche (la pollution par le mercure) sait démontrer et convaincre avec une conviction redoutable et une efficacité indéniable.
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