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LE DESTIN-1959-
Réalisation : Roberto GAVALDON
Inspiration : D'après un roman de B. TRAVEN basé sur un conte des frères Grimm
Prise de vues : Gabriel FIGUEROA
Musique : Raul LAVISTA
Récompenses
- Meilleur Film latino, Madrid 1963 .....
- Meilleur Acteur, Ignacio Lopez Tarso, San Francisco 1960
Visa d'exp. : 25457
Résumé
Le dénommé Macario est un pauvre hère qui survit péniblement à la pauvreté ambiante et surtout à la faim quotidienne, dans une spartiate chaumière, à l'orée de la forêt où il se rend régulièrement pour couper du bois, qu'il viendra ensuite livrer à quelques commerçants et autres nantis de la petite ville proche. Pendant ce temps, sa dévouée épouse lave et repasse sans cesse le linge et les draps de certaines familles fortunées de la région. De plus, l'impécunieux couple a cinq enfants à nourrir pour lesquels ils se restreignent fréquemment, préférant diminuer leur part de nourriture ou jeuner, plutôt que de priver leurs rejetons d'une frugale mais indispensable alimentation. Bien décidé de ne plus se nourrir avant d'avoir pu manger une dinde à lui seul, notre bonhomme voit son gourmand voeu exaucé par sa femme qui a dérobé subrepticement et sans remords, un charnu exemplaire de cet appétissant gallinacé, dans la copieuse basse-cour d'une de ses clientes habituelles. Quelques jours plus tard, Macario se préparant à savourer, au fin fond des bois, à l'abri des regards et des envies, la succulente préparation de sa compagne, en toute discrétion et solitude, se voit dérangé dans ses gustatives préparations par l'apparition impromptue de Dieu en personne, avec lequel il parvient à biaiser pour un éventuel partage, puis l'irruption du Diable tentateur, qui lui propose un marché qu'il refuse avec véhémence d'accepter. C'est seulement avec la Mort, qui croisera aussi son chemin, qu'il accepte de céder une part de son alléchant volatile. Cette dernière, royale et reconnaissante, lui offrira une étonnante eau miraculeuse qui lui permettra de guérir tout moribond dont l'entourage proche souhaite la prompte guérison, hormis celui dont la Mort se sera d'avance octroyé la vie, une décision qu'elle signifiera à chaque fois à notre futur guérisseur, en se plaçant à la tête du lit de l'agonisant et non pas à son chevet. Investi de cet incroyable don salvateur, Macario s'en revient chez lui, conscient d'un profond changement à venir de son existence. Une autre vie commence.
Critique
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 16/20
Un solide et reconnu classique de l'âge d'or du cinéma mexicain, en forme d'éloquente parabole, qui au-delà de son évident message de tempérance et de pondération, rayonne et s'illustre par trois éléments déterminants quant à l'intrinsèque qualité cinématographique de l'oeuvre, la présence pour la première fois sur une toile de la rayonnante Pina Pellicer, trop vite disparue des écrans, la robuste et sereine prestation d'Ignacio Lopez Tarso, un des plus grands acteurs de cette période faste de la filmographie du pays et le méticuleux et puissant travail à la caméra de Gabriel Figueroa, sublime chef-opérateur qui accumule et occasionne de multiples chefs-d'oeuvre internationaux restant souvent inoubliables.
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Bibliographie