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SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES-2001-
Nationalité : France
Durée : 1h50
Date de sortie en France : 09/01/2002
Genre : DRAME
Themes
Milieu médical
- cinéma français -
Réalisation : Zabou BREITMAN
Scénario, Adaptation et Dialogues : Zabou BREITMAN et Jean-Claude DERET
Prise de vues : Dominique CHAPUIS
Musique : Ferenc JAVORI
Distributeur : Pan - Européenne
Visa d'exp. : 99592
Résumé
Victime de la foudre, Claire Poussin est emmenée dans un institut spécialisé par sa soeur Nathalie, afin de soigner son aphasie. Profondement perturbée, la demoiselle commence à s'intéresser à un autre pensionnaire, Philippe, gravement perturbé par la mort de son enfant, dans un accident de voiture dont il semble responsable. Finalement, le médecin-chef, Christian Licht, détecte chez la demoiselle la maladie d'Altzeimer qui ne lui laisse plus que quelques mois de conscience.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 11/20
Entre mélo et lourdeur, une oeuvre "bonne conscience", sans intérêt réel !
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
Note : 16/20
Faire se côtoyer deux êtres insolites, dont l'un va retrouver la mémoire et l'autre la perdre toujours plus. Pari risqué. Et tenu grâce à Bernard Campan, Isabelle Carré et Bernard Lecoq, Zabou Breitman aussi, à la fois réalisatrice et comédienne (ici en psy serrée de près par le directeur du Centre). On est à la limite du trop-plein d'émotions du spectateur pourtant avec le survol permanent de tous ces "cas" à traiter, pétages de plomb inclus, mais enfin, pour peu qu'on accepte de s'y pencher, il faut pouvoir seulement : sujet ardu, embarrassant que ce malaise d'autrui étalé. Voici un duo d'amoureux de la dernière chance, certes miraculeux mais vertige assuré de par son issue cruelle... Bernard Campan un peu trop "répandu" parfois, à la différence d'Isabelle Carré au regard céleste, excellentissime dans le registre de la femme qui s'évapore tout en s'armant de repères, retarder l'échéance, une malade à phases critiques, mais réfugiée dans une forme d'organisation, j'admets que c'est difficile de se projeter soi-même dans cet état régressif, ce peut être... répulsif. D'autant que Zabou Breitman ne nous fait grâce d'aucun détail intimiste, forte de son idée de privilégier le sentiment (toujours son défaut d'en faire des tonnes à ce niveau). Les retours de lucidité après que la mémoire a omis les détails les plus vitaux, sauve qui peut, ça donne envie d'aller à la pêche tant qu'on a toute sa tête ! Beaucoup d'ouverture que cette volonté d'expérimenter large : côté encadrement, prendre sur soi la protection de ces deux épaves, leur faciliter un bonheur temporaire en se disant que ça se passera pour le mieux... Domaine réservé là aussi. Au fond, c'est une intrusion pleine d'audace dans l'univers secret des soignants, approche frontale des têtes dérangées, en progression comme en rémission, concertation d'équipes, désaccords, butée de l'autorité, quand lâcher du lest, etc. Un univers qui dérange par sa complexité. D'où (déjà en 2001 !) l'importance des structures à taille humaine (hein, si jamais ça nous arrivait...), octroi de moyens financiers suffisants sans obsession de chiffre. Film débordant hors du cadre réservé. Il permet (dans la France de 2009 notamment), de réaliser l'étendue de mauvaise foi ultralibérale dans sa mise à l'index de toute déviance en faisant dans la répression plutôt que dans le soin.