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LE DIABLE BOITEUX-1948-
Nationalité : France
Durée : 2h05
Date de sortie en France : 29/09/1948
Réalisation : Sacha GUITRY
Assistance à la Réalisation : Francois GIR et Jeanne ETIEVANT
Scénario et Dialogues : Sacha GUITRY
Prise de vues : Nicolas TOPORKOFF
Musique : Louis BEYDTS
Décors : René RENOUX
Montage : Jeanne BERTON
Son : Jean RIEUL
Visa d'exp. : 7075
Résumé
Dix-huitième réalisation de Sacha Guitry suivant de près "Le comédien", mise en scène l'année précédente, cette oeuvre a l'étonnante distribution fort pléthorique, évoque la vie et les fonctions de Talleyrand depuis son élection aux Etats Généraux et à l'Assemblée Constituante (1789) en passant par ses états d'âme envers Napoléon (1797-1807) se terminant par son allégeance à la monarchie de Louis Philippe (1815).
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Retrouver Sacha Guitry dans le rôle de Talleyrand, un vrai délice !
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
Note : 15/20
Le film aurait été mal accueilli à sa sortie parce que Guitry supposé pétainiste, sortait de prison (faute de preuve), mais avec une réputation sérieusement entachée, il n'était pas le seul artiste à avoir accepté de travailler sous l'Occupation, période louche, où la délation régnait... Donc, on lui en voulait d'endosser la personnalité de Talleyrand, cette girouette. Vu en vidéocassette en cette fin 2007, où se banalisent, entre autres positionnements fumeux, la "droite virant très à droite", une gauche bien réelle mais décapitée, des stars autoproclamées de tous bords, quelques "transfuges" certifiés prêchant la bonne parole, la finalité de chacun étant "servir la France". Fort bien, mais la vue se brouille devant les résultats : alors, aujourd'hui, entendre un notable dire à ses subalternes "j'ai pris la décision de vous augmenter à la fin du mois : désormais, vous serez cinq au lieu de quatre" fait presque progressiste ! Sacha Guitry cultivait le bonheur qui passe, sans illusions sur les accommodements quotidiens, le pouvoir et l'asservissement sans cesse en parallèle. Pour rentrer dans ce film, il convient de passer sur certains aspects visuels empruntés au théâtre, le laisser plutôt se dévider comme une suite de sketches à la "Pierre Dac" en s'accrochant au texte, aidé par cette voix off semblant revenir parfois d'outre-tombe... Au bout du compte, le personnage martial du début fait place à un fantaisiste plus qu'à un traître, bien que par moments il pousse le bouchon... Un réalisateur/acteur incroyable d'inventivité, génial organisateur d'ambiances loufoques, et surtout brillant dialoguiste.
Bibliographie