Aucun résultat pour cette recherche
MORGAN, FOU A LIER-1965-
Nationalité : Grande-Bretagne
Titre VO : Morgan : a suitable case for treatment
Durée : 1h37
Date de sortie en France : 21/09/1966
Réalisation : Karel REISZ
Scénario : David MERCER
Prise de vues : Larry PIZER et Gerry TURPIN
Musique : John DANKWORTH
Nota
Avec un extrait de "King Kong" réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack
Distributeur : CFDF
Visa d'exp. : 32272
Résumé
Histoire d'amour classique : Morgan Delt, jeune peintre londonien plutôt talentueux, originaire d'une famille indigente, farouchement communiste, a épousé Léonie, jeune fille fort riche, issue d'un milieu hyper-bourgeois et guindé. Brève romance : Léonie veut divorcer et s'intéresse depuis quelques temps à Charles Napier, un aisé marchand de tableaux fort cotés qui est devenu son amant et son matrimonial prétendant. Morgan, inventif et farfelu, va tout faire pour empêcher la liaison de se vivre et de se perpétuer. Ses incroyables excentricités, multiples et déjantées vont finalement le faire interner dans un asile d'aliénés où il s'occupera à sa façon, fort personnelle, du jardinage de l'accueillant établissement hospitalier.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 16/20
Un film anglais fou-fou, devenu rapidement une oeuvre-phare du free cinéma britannique, qui prône avec talent et décontraction, un anticonformisme permanent et serein, entre satire sociale et cascades de pitreries.
Ajouter Votre
Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
inconnu(e)
C'est MON film de chevet, le seul film que j'ai vu 8 fois en salles !
Note : 16/20
Morgan semblerait en 2011 un fantôme des doux dingues circulant à cette époque-là, imprégnés des stars produites par "Le Swinging London", manière de s'habiller, de se comporter, de penser... A l'environnement ingrat, industriel, répondent le design, la photo, la mode, la musique : une vie d'artiste. Aujourd'hui, qui sait, on mettrait Morgan en prison ?... Sorte de Grand Duduche imbibé de King-Kong, de Tarzan et Jane, il est l'amoureux qui se rabat sur le communisme, effondré que sa belle lui préfère un bourgeois afin de reprendre une identité plutôt houspillée... Plane la grande pulsion des sixties, cette formidable zone de liberté d'après-guerre qui gommait les différences de milieux. Une embellie économique évidente, un bond en avant des moeurs et pourtant l'envie de révolution typique des étudiants avides de paix sur terre attisée par les grands penseurs. Un noir et blanc foutraque aux images qui parfois s'accélèrent comme dans Benny Hill... Des moments lancinants, de "glandouille" et d'autres, magiques, le policeman qui compose avec la modernité, l'accent cockney dans le café maternel, le feu au dos du gorille... L'occasion aussi de retrouver Vanessa Redgrave, un modèle de pionnières des années soixante avec coupe de cheveux et silhouette très petite fille, mine de rien déterminée malgré un brin d'hésitation dans ses choix intimes.