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LES ASSASSINS SONT PARMI NOUS-1946-
Nationalité : Allemagne
Titre VO : Die Mörder sind unter uns
Durée : 1h40
Date de sortie en France : 18/06/1948
Genre : DRAME
Themes
Alcoolisme et autres beuveries
- cinéma allemand -
Noël et Réveillon
- cinéma allemand -
Nazisme
- cinéma allemand -
Réalisation : Wolfgang STAUDTE
Scénario : Wolfgang STAUDTE
Prise de vues : Friedl BEHN-GRUND et Eugen KLAGEMANN
Musique : Ernst ROTERS
Production : DEFA
Distributeur : Jeannic Films
Visa d'exp. : 7535
Résumé
Dans le Berlin de l'immédiat après-guerre, Mertens, un chirurgien, a sombré dans l'alcoolisme et ne peut oublier ce qu'il a vécu pendant le conflit. L'ancienne locataire de son appartement, une jeune femme qui a été déportée, rentre chez elle et accepte qu'ils cohabitent. A son contact, il reprend goût à la vie. Un jour, il retrouve son ancien capitaine qu'il a vu faire exécuter des femmes et des enfants. Il entreprend de le tuer.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 15/20
Un intéressant et pertinent témoignage d'époque sur une certaine mauvaise conscience allemande, servi par une excellente et solide réalisation, d'un metteur en scène souvent intéressant, à la filmographie des plus variées.
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Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
Note : 16/20
Cycle RDA de janvier 2009 (Cinématographe de Nantes) : c'est un film très fort dans sa portée ! On est dans le Berlin dévasté au lendemain de la Seconde Guerre (très belle photo en noir et blanc contrasté comme dans les films noirs, avec musique stridente aux moments cruciaux...). Revenus de l'indicible chacun à leur manière, ils décident la vie commune dans ce qui reste d'habitable : homme et femme qui se plaisent, on le pressent, quoiqu'il soit vraiment très ténébreux, ce chirurgien, contrairement à elle, requinquée d'être en vie, heureuse de fêter Noël par un beau sapin... Se positionner entre la défense de son peuple et user de "raffinements" sous prétexte que "c'est la guerre", on fait quoi en sortant du chaos, le plus fort ici est bien d'avoir réussi que le spectateur repousse toujours l'idée de vengeance, au profit d'une autre alternative, au demeurant plus civilisée. Après bien des méandres, tout s'éclaire par l'apparition d'un bon père de famille, après une drôle de lettre tombée sur un plancher, le bonhomme a une bille sympathique, certes un peu onctueux, mais affable avec ses employés, ne serait-ce ce flash-back, et aussi ce pistolet rendu... Compte tenu des difficultés au sortir de la guerre, qui occasionna la refonte complète du dénouement, ce film semblerait relever du miracle. Très belle réflexion, Ô combien d'actualité en ce début 2009, où l'innocence continue à être sacrifiée chaque seconde !
Bibliographie