Aucun résultat pour cette recherche
FRENCH-CANCAN-1955-
Nationalité : France
Durée : 1h37
Date de sortie en France : 29/04/1955
Genre : FILM MUSICAL
Réalisation : Jean RENOIR
Assistance à la Réalisation : Pierre KAST
Prise de vues : Michel KELBER
Musique : Georges VAN PARYS
Chanson "La complainte de la butte" interprétée par Cora VAUCAIRE
Distributeur : Gaumont
Visa d'exp. : 9564
Résumé
Paris et l'incontournable Butte Montmartre année 1900, la "Belle Epoque". Le propriétaire de deux cabarets, "Le Paravent Chinois" et "La Reine Blanche" décide de relancer dans la capitale, l'étonnante danse suggestive et plaisante, le fameux "French Cancan". Ce sera l'ouverture du célèbre "Moulin Rouge" déjà honoré par John Huston en 1952 dans son film et que Jean Renoir magnifie ici dans une superbe production picturale traversée par moult talents reconnus et confirmés.
Critiques et Commentaires
Critique de Jean-Claude pour Cinéfiches
Note Cinéfiches : 14/20
Essentiellement pour la kyrielle des acteurs présents !
Ajouter Votre
Critique/Commentaire
Critiques - Commentaires Public
Optant pour un visuel conséquent, "French Cancan" préfère attarder ses images sur le côté spectaculaire et reluisant d'une époque. Noyés dans des couleurs éblouissantes, le récit, absorbé par une figuration babylonienne et des décors frisant le péplum, peine énormément à s'arracher d'un statut de spectacle.Dans de telles conditions, le spectateur privé d'investissement affectif, s'abandonne à des images colorées, montrant dans un déroulé scintillant, une reconstitution cohérente, ceci grâce à un budget conséquent, réservé à une œuvre préférant distraire qu'émouvoir.La présence de la plus grande partie de la génération des comédiens, fantaisistes et chanteurs renommés de ces années cinquante, demeure un point vraiment positif.Une agréable suite d'apparitions surprises ou programmées, dans plusieurs aspects humant certains parfums des "enfants du paradis".Un ouvrage cossu, conçu pour éblouir.
Note : 19/20
Mis à part quelques aspects qui font un peu antiques en 2012, c'est un hymne à la liberté individuelle, un petit chef d'oeuvre d'orchestration générale, ces grappes autour des portes, ce directeur en coulisses qui bat la mesure... Délicieux toujours plus, si l'on prend le temps de découvrir les coulisses du tournage, le témoignage a posteriori de Françoise Arnoul encore sous le charme de l'épreuve, de quoi mesurer l'intensité des situations que Renoir tissait, d'approcher la traversée du désert que fut le scénario avant d'aboutir... L'amusement général de l'équipe sous le travail minutieux se perçoit dans le film, ainsi que les tiraillements du réalisateur bigame de retour des Etats-Unis où il se sentait à l'étroit. On nage en pleine parenté entre le peintre Auguste et son fils désormais enrichi des connaissances acquises dans le sanctuaire hollywoodien. Tout le meilleur de la comédie musicale est ici remouliné à grands renforts de piments made in France. Aucune gauloiserie cependant. Jamais vulgaire et cependant drôlement audacieux pour les fifties... A retenir la dernière séquence, à l'arrière ses chapeaux lancés, au premier plan les grands écarts du plancher à quelques genoux conciliants, un travail colossal pour une magnifique liesse, et des plus contagieuses !
Bibliographie